Hausse des recettes fiscales de près de 400 milliards FCFA au 2e trimestre 2026

2 octobre 2026

Au Sénégal, les résultats fiscaux du deuxième trimestre 2026 témoignent d’un mouvement positif des recettes, qui s’inscrivent en hausse d’environ 400 milliards de FCfa par rapport à l’année précédente.

Selon le rapport de la Direction des prévisions et des études économiques (Dpee), les ressources budgétaires atteignent 2 617,8 milliards de FCfa à fin juin 2026, contre 2 220,4 milliards de FCfa un an plus tôt. Cette enveloppe se décompose en 2 583,4 milliards de FCfa de recettes budgétaires et 34,4 milliards de FCfa de dons. Par ailleurs, les ressources liées au Plan de redressement économique et social (Pres) s’établissent à 152,5 milliards de FCfa. Sur un horizon annuel, l’ensemble des ressources progresse de 397,4 milliards de FCfa (+17,9 %), tiré principalement par une amélioration du recouvrement des recettes fiscales, qui gagne 370,8 milliards de FCfa.

En ce qui concerne les recettes fiscales, elles se chiffrent à 2 479,0 milliards de FCfa, bénéficiant essentiellement des performances de l’impôt sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital, des taxes sur les biens et services, et de l’impôt sur le commerce extérieur. À fin juin 2026, ces postes affichent respectivement des hausses de 225,4 milliards de FCfa, 62,1 milliards de FCfa et 30,8 milliards de FCfa, pour se situer à 1 111,3 milliards de FCfa, 952,8 milliards de FCfa et 273,9 milliards de FCfa.

À l’opposé, le Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers (Fsipp) connaît un recul de 14,8 milliards de FCfa (-25,4 %), s’établissant à 43,4 milliards de FCfa.

Pour l’impôt sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital, la performance se justifie principalement par la bonne dynamique de l’impôt sur les sociétés (+21,0 %), avec un paiement cumulé de 625,5 milliards de FCfa à fin juin 2026, contre 517,0 milliards de FCfa un an auparavant. Par ailleurs, l’élan des taxes sur les biens et services est principalement imputable à la TVA intérieure hors pétrole, qui augmente de 56,3 milliards de FCfa (+24,5 %) à fin juin 2026.

Du côté des recettes douanières, la hausse s’explique par l’augmentation des impôts sur le commerce international (+12,7 % soit +30,8 milliards de FCfa) et par la TVA à l’importation (+1,5 % soit +5,0 milliards de FCfa). Cette légère progression de la TVA à l’importation s’explique toutefois par une baisse de la valeur en douane (-9,6 %) et une diminution du poids des mises à la consommation taxables (-2,1 %) à fin juin 2026 par rapport à juin 2025. Cette dynamique est toutefois atténuée par une hausse annuelle des liquidations de 11,0 % au deuxième trimestre 2026.

En ce qui concerne les recettes non fiscales, elles s’élèvent à 104,4 milliards de FCfa, en progression de 12,3 % sur un an. Cette hausse résulte principalement de l’augmentation des revenus du domaine (+15,4 milliards de FCfa) et des recettes issues de la part de l’État sur les hydrocarbures (+11,2 milliards de FCfa), atteignant respectivement 23,2 milliards de FCfa et 37,6 milliards de FCfa. À l’inverse, les dividendes, estimés à 15,7 milliards de FCfa, présentent un recul de 9,0 milliards de FCfa par rapport au deuxième trimestre 2025.