Entre la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK) et le Salon du livre féminin de Dakar, Dakar s’apprête à vivre dix jours dédiés au livre, du 15 au 24 octobre 2026.
Certains mois portent une teinte bien précise. À Dakar, octobre 2026 s’annonce teinté de papier, d’encre et de discussions qui se prolongent autour d’une table de libraire. Sur une période de dix jours, la capitale accueille deux rendez-vous majeurs : la 18e édition de la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK), suivie de la 5e édition du Salon du livre féminin de Dakar. Deux événements, deux ambiances, une même conviction : le livre s’impose comme une affaire de société.
C’est sur l’Esplanade du Grand Théâtre Doudou Ndiaye Coumba Rose que s’ouvrira la FILDAK, du 15 au 19 octobre. Pour cette 18e édition, la foire affiche un slogan sans détour, « Dakar, cœur palpitant du livre ! », et un thème qui se présente comme un programme : « Bibliothèque, transmission, souveraineté ».
Quelques jours plus tard, les 22, 23 et 24 octobre, le relai prend place à la Place de la Nation pour le Salon du livre féminin de Dakar, porté par Amina Seck aux côtés de l’association Les Cultur’Elles (Femmes, Arts et Cultures). Cinq éditions se sont déjà déroulées et l’identité du rendez-vous s’affermit : mettre en lumière les voix féminines, dans toute leur diversité.
Le thème de cette édition frappe par sa formule: « Le matrimoine en action : hériter, écrire, transformer ». Le terme de « matrimoine », longtemps resté discret, désigne l’héritage culturel transmis par les femmes, que l’histoire littéraire a trop souvent laissé dans l’ombre. Le verbe d’action qui l’accompagne annonce un salon qui ne se limitera pas à commémorer, mais qui entend faire vivre cet héritage et le prolonger.
Deux invitées donnent le ton. À l’honneur, Véronique Tadjo, écrivaine, poète et plasticienne d’origine ivoirienne, figure majeure de la littérature africaine francophone. Et un pays invité, le Mali, dont la tradition littéraire et orale n’a plus à prouver sa richesse. Ce dialogue entre Dakar et Bamako, entre l’écrit et l’oralité, promet des rencontres fécondes.