Des nids-de-poule, des flaques d’eau et des accidents à répétition entourent l’axe Touba-Darou Rahmane, sur une distance de sept kilomètres, qui souffre d’une dégradation avancée. Conçue sous le règne d’Abdou Diouf, cette route n’a jamais été remise à niveau, soulignent les habitants. En présence de la presse mardi 29 septembre 2026, les chefs religieux et les résidents de Darou Rahmane ont lancé un appel solennel en faveur d’une réhabilitation sans délai.
Le dernier drame remonte au week-end passé. Selon Ndiaga Niang, porte-parole des habitants, deux jeunes appartenant à la même famille ont perdu la vie dans une collision entre deux motos Jakarta. Les conducteurs tentaient d’éviter un nid-de-poule. « C’est déplorable », s’indigne-t-il. Il s’adresse directement au nouveau directeur général de l’AGEROUTE et maire de Mbacké, Gallo Bâ.
Même indignation exprimée par Serigne Djily Niang. Il rappelle que Darou Rahmane a été fondé par Serigne Abdoullahi Mbacké, fils de Cheikh Ahmadou Bamba. Pour lui, cet ancrage religieux et l’importance stratégique de l’axe qui relie Touba à Taïf devraient inciter l’État à agir.
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Il déplore qu’aucun travail de réhabilitation n’ait été entrepris depuis un quart de siècle. « Depuis la disparition de ces deux jeunes, aucune autorité n’est venue sur les lieux. Ce n’est pas normal », fustige-t-il. Il appelle le ministre des Transports et l’AGEROUTE à intervenir.
Serigne Abdou Lahad Bousso partage le même sentiment. Selon lui, cet axe est emprunté quotidiennement par des véhicules en provenance de Kaffrine. « Pendant l’hivernage, il devient impraticable. Les automobilistes souffrent, les camions s’y renversent », avertit-il.