Le chef du département de l’éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a tracé plusieurs axes destinés à rehausser le secteur de l’alphabétisation. Il prenait la parole hier à Fatick lors d’un comité régional de développement (CRD) dédié au mois national de l’alphabétisation.
Quatre orientations majeures ont émergé des échanges menés à Fatick dans le cadre d’un comité régional de développement spécial (CRD) consacré à l’alphabétisation. Selon le ministre, qui en a assuré la présidence, l’alphabétisation doit désormais quitter une logique centrée sur des classes pour s’inscrire dans une logique de parcours.
Par ailleurs, il a rappelé d’autres leviers pour bonifier le secteur: la territorialisation sans parti pris, l’usage complet et effectif des langues nationales comme moteurs de développement, et la nécessité d’assumer collectivement la responsabilité du mouvement.
À cette rencontre, inscrite dans le cadre du mois national de l’alphabétisation, ont assisté plusieurs figures du domaine éducatif et des responsables administratifs, parmi lesquels le gouverneur Ngoné Cissé.
Les divers échanges ont convergé vers une même perspective: placer l’alphabétisation au service de l’émancipation sociale en en faisant un levier de croissance économique. Les intervenants ont néanmoins exprimé plusieurs demandes, essentiellement axées sur l’accroissement du nombre de facilitateurs, le soutien des femmes dans les parcours de formation et le financement des actions.
Le responsable du ministère de l’Éducation nationale a réagi en précisant que l’alphabétisation doit s’inscrire dans les filières économiques propres à la région, comme le sel, l’agriculture, la pêche continentale, l’artisanat, l’écotourisme et d’autres secteurs pertinents. C’est en tirant parti de ce potentiel économique local que seront conçues des formations réellement utiles.