Labellisé officiellement le 29 septembre par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, le Conseil consultatif des Jeunes du Sénégal (CCJS) se présente comme un cadre durable d’échanges et de dialogue. Il vise à promouvoir une participation active des jeunes dans la mise en œuvre des initiatives publiques qui les concernent.
Par le biais du CCJS, les jeunes sont appelés à s’impliquer davantage, avec responsabilité, dans l’ensemble des questions liées à la gouvernance publique. Leur voix est prise en compte dans le processus de concertation. La vision est entendue, les attentes captées et les préoccupations mises par écrit. Ce dispositif instaure ainsi un dialogue structuré afin d’intégrer les aspirations dans la réflexion et l’action publiques.
Une représentation globale
Sauf quelques attributions purement administratives, la sélection des membres du CCJS résulte principalement d’un processus électoral démarré au niveau de base. Les scrutins s’organisent au niveau communal, puis départemental et régional. Le système se fonde sur une représentation paritaire : à chaque palier, un garçon et une fille sont élus. Le CJF regroupe 47 conseillers couvrant les diverses catégories de jeunes du Sénégal, avec 28 représentants régionaux qui forment l’instance nationale. Quatorze conseillers proviennent des organisations nationales. Le titre de conseiller est réservé à tout jeune âgé de 15 à 35 ans, élu par ses pairs à l’issue d’un scrutin majoritaire, conformément au décret n° 2025-1962 du 5 décembre 2025 établissant la création et les règles d’organisation et de fonctionnement du CCJS.
Rôle du CCJS
Le Conseil consultatif des jeunes du Sénégal (CCJS) collecte les préoccupations, les attentes et les propositions formulées par la jeunesse, les analyse puis les hiérarchise selon les enjeux et les priorités, conformément aux textes qui gouvernent l’instance. L’objectif est ensuite de convertir cette expression collective en propositions structurées. Le CCJS agit ainsi comme une interface entre les aspirations des jeunes et les pouvoirs publics, en favorisant un dialogue permanent.
Creuset de réflexions
Les réflexions et propositions du Conseil consistant en le CCJS portent essentiellement sur les grands défis qui touchent directement la jeunesse sénégalaise : l’emploi et l’insertion professionnelle, la formation professionnelle et technique, l’entrepreneuriat, l’éducation, l’environnement, mais aussi l’accès aux opportunités économiques, la citoyenneté et la participation des jeunes à la vie publique.
Responsabiliser la jeunesse
Il s’agit d’offrir aux jeunes un cadre formalisé pour exprimer leurs attentes, confronter leurs expériences et participer à la réflexion sur les enjeux qui les concernent directement. Le CCJS ne détient pas un pouvoir de décision qui se substituerait à celui de l’État. Sa vocation se situe ailleurs. La jeunesse passe du statut de simple bénéficiaire des politiques publiques à celui de partie prenante de leur conception.
Les modalités de financement du CCJS
À la lecture du décret n°2025-1962 du 5 décembre 2025, le financement du CCJS est clairement encadré. Le texte a été publié au Journal officiel n°7876 du 17 janvier 2026. Le décret consacre son article 16 aux ressources financières du Conseil. Il prévoit que celles-ci proviennent notamment de subventions de l’État, de ressources des partenaires au développement, de dons et de legs. Le fonctionnement du CCJS repose d’abord sur un financement public, mais le décret ouvre également la possibilité de mobiliser des ressources extérieures, notamment auprès des partenaires au développement.
Le dispositif prévoit également une articulation avec l’administration de l’État. Le ministre chargé de la Jeunesse met à disposition du CCJS un secrétaire permanent, choisi parmi les agents de l’État de la hiérarchie A ou assimilée et disposant d’au moins cinq années d’expérience. Sous l’autorité du président, ce secrétaire permanent assure le fonctionnement régulier du Conseil. Le président constitue la principale autorité de direction du Conseil. Il est élu par le collège national et doit être âgé de 35 ans au plus au moment de son élection. Son mandat est de trois ans, renouvelable une fois.