L’AS Pikine poursuit sa préparation en vue du coup d’envoi du championnat prévu le 3 octobre. Le lundi 21 septembre, à Diamniadio, elle s’est inclinée d’un petit écart face au Stade de Mbour, sur le score de 0-1, dans le cadre du tournoi de présaison « The Ground Dgpu Cup ».
L’entraîneur Massamba Cissé retient surtout les aspects qui restent à peaufiner.
« Les joueurs ont donné le maximum malgré les difficultés propres à la période de préparation. Nous n’avons pas été décisifs dans les occasions franches qui se présentent. Mais il faut les rassurer, poursuivre le travail et leur redonner de la confiance, notamment devant le but », a-t-il déclaré. Le technicien retire toutefois un bilan positif de la préparation, qui se poursuit par un stage à Saly. Selon lui, les dirigeants ont entrepris tout ce qui est nécessaire pour mettre en place une équipe compétitive. Classée neuvième lors des deux dernières saisons, l’AS Pikine vise avant tout le maintien, mais nourrit aussi l’espoir de grimper dans le classement. « Il ne s’agira pas de rester les bras croisés et de subir », prévient Massamba Cissé.
Le club a amorcé une phase de transition : faire émerger de nouvelles têtes, donner du temps de jeu aux jeunes et les intégrer dans les sélections nationales U17, U20 ou U23. « Nous ne sommes pas très visibles lors de ce mercato. Nous reconstruisons l’équipe autour des jeunes afin que, d’ici 2 à 3 ans, nous puissions prétendre remporter le championnat », affirme-t-il. Six à sept anciens ont quitté l’effectif, remplacés par des pépites dénichées dans les divisions inférieures, parfois même dans des académies. Un choix stratégique, motivé selon l’entraîneur par la logique économique du football actuel. « L’équipe championne du Sénégal ne perçoit que 40 millions de primes, alors que trois joueurs vendus à l’étranger peuvent rapporter 150 millions. Voilà la différence entre nous et les clubs axés sur les académies », explique-t-il, regrettant que la vente de six à sept joueurs apporte si peu au club.