Dans le district de Nioro du Rip, situé dans la région de Kaolack, s’est déroulée, durant le week-end passé, une campagne médicale gratuite mise en œuvre par Nioro Assistance Médicale (NAM) et ses partenaires.
Sur une période de trois jours, plus de sept cent personnes ont bénéficié de consultations et de soins gratuits, avec, en prime, la distribution de médicaments, de lunettes et de moustiquaires imprégnées.
Pour la deuxième année consécutive, les « 72 heures de NAM » ont connu une forte affluence. À Nioro, les professionnels de santé ont d’abord suivi une session de formation axée sur la prise en charge, le diagnostic et l’épidémiologie de l’hépatite virale B, une maladie endémique dans ce territoire.
La campagne a ensuite donné lieu à des consultations dans plusieurs spécialités, notamment la médecine générale, la pédiatrie, la gynécologie, l’ophtalmologie, l’ORL, la cardiologie, l’endocrinologie, la dermatologie, la gériatrie et les soins dentaires. Environ 200 enfants ont par ailleurs été circoncis, réalisés en collaboration avec les chefs de poste de santé du département.
Sous le thème « Briser le silence de l’hépatite B en zone rurale », l’opération a également intégré des dépistages du cancer du col de l’utérus et de l’hypertension artérielle, ainsi qu’un enrôlement gratuit à la Couverture sanitaire universelle (CSU).
Le parrain de cette édition est un professeur affilié à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Il a insisté sur la nécessité de mieux sensibiliser les populations à l’hépatite B. Selon lui, cette maladie, qui peut être évitée notamment par la vaccination à la naissance, reste entourée de silence et de crainte.
La dernière étape, à Médina Sabakh, a enregistré une forte mobilisation. Des patients venus de plusieurs localités, y compris de l’autre côté de la frontière gambienne, ont traversé la zone pour bénéficier des soins.
La campagne a aussi servi de tribune pour plaider en faveur de la construction d’un centre de santé secondaire à Médina Sabakh. Selon le responsable universitaire, cette infrastructure est devenue une urgence au vu du poids démographique de la commune et des besoins sanitaires des habitants.
« Le poste de santé date de 1954 et, depuis lors, rien n’a évolué », a-t-il regretté, appelant les autorités à renforcer le plateau technique sanitaire du département de Nioro du Rip.