Face à la persistance des violences basées sur le genre, les acteurs de la lutte veulent désormais conjuguer leurs efforts pour mieux prévenir, protéger et accompagner les victimes.
ZIGUINCHOR – Finies les actions isolées: la réponse se veut désormais unie et opérationnelle. À Ziguinchor, les intervenants impliqués dans la prévention et le soutien face aux violences basées sur le genre ont choisi de resserrer leur coordination afin d’offrir un accompagnement mieux cohérent aux personnes touchées et à leurs survivants.
Couvert par cet objectif, la session du Comité régional chargé d’harmoniser et de coordonner les interventions contre les VBG a été organisée hier à l’initiative de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance (Pfpc), dans le cadre du projet « Renforcer le pouvoir d’action des femmes et des filles affectées par le conflit en Casamance », pour les zones de Sédhiou et de Ziguinchor.
Portant le gouvernorat, ce cadre réunit le ministère de la Famille, la PFPC, ONU Femmes et divers services et structures impliqués dans la lutte contre les VBG: justice, santé, sapeurs-pompiers, services d’assistance juridique et associations de jeunes filles. L’objectif partagé est net: prévenir les doublons, mutualiser les moyens et générer des synergies accrues pour gagner en efficacité sur le terrain.
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« Jusqu’ici, les intervenants opéraient de manière relativement dispersée, ce qui rendait la collecte d’informations peu fiable. Le cadre harmonisé permettra d’uniformiser les outils et les approches pour rehausser la qualité des activités sur le terrain », explique une responsable de la PFPC.
Elle ajoute que l’urgence passe aussi par un accompagnement plus approfondi des personnes touchées, dont les besoins dépassent fréquemment le seul cadre judiciaire. « Il faut instaurer une vraie synergie entre les acteurs pour réduire durablement les VBG, car le soutien sanitaire et psychologique demeure particulièrement délicat », a-t-elle insisté.
Au-delà de la coordination, la sensibilisation demeure un levier clé. « On ne peut plus tolérer la stigmatisation des personnes qui portent le fardeau de la violence. Il faut intensifier les campagnes d’information pour prévenir ces actes et viser l’éradication des VBG dans la région de Ziguinchor », a-t-elle souligné.
Par ce cadre rénové, les acteurs envisagent une réponse plus accessible, mieux coordonnée et de meilleure qualité, apte à prévenir les violences, à protéger les survivants et survivantes et à renforcer de manière pérenne les dispositifs d’accompagnement en Casamance.