C’est une première incursion dans le monde musical, qui s’annonce comme un flirt prometteur avec une éventuelle carrière de chanteur, un destin qui semble tracé pour lui. À Paris, le 11 septembre dernier, le fils Pène a enchanté les mélomanes présents au restaurant L’Héritage pour savourer des plats africains dans une ambiance chaleureuse et musicale.
Paris – Après une carrière couronnée de succès dans l’univers de la couture-styling, Assane Pène a fini par écouter sa vocation musicale et a pris la scène pour la première fois, dans un format acoustique, entouré d’une guitare, de percussions et d’un clavier. Quatre musiciens l’accompagnaient, parmi lesquels le guitariste Omar Sow, figure majeure du Super Diamono et compagnon de route du père Pène.
À l’écoute, on aurait l’impression d’entendre Omar Pène. Le timbre de sa voix évoque celui du leader du Super Diamono, le tempo est maîtrisé, les notes restent justes et le jeune prodige s’autorise même quelques déplacements mesurés pour imprimer sa propre empreinte à l’héritage musical légué par son père.
Porter l’héritage d’Omar Pène représente un fardeau lourd. Assane est désormais déterminé à l’endosser avec fierté, après des années d’appréhension, afin de perpétuer l’œuvre musicale de son père. À Paris, vendredi dernier, plus de deux heures de spectacle lui ont permis de revisiter le riche répertoire de Pène père, puisant dans les chansons des années 1980 et 1990.
Imposant d’emblée, il a imposé sa propre empreinte, offrant au public des envolées techniques qui sollicitent la profondeur de son souffle et la puissance de ses cordes vocales. Dans le public, l’ambassadeur du Sénégal, venu en famille, a vécu des instants particulièrement plaisants. Il a exprimé sa joie de découvrir le talent et le potentiel évident du fils Pène, qui, selon lui, « marche droit sur les pas de son illustre père ».
Du haut de ses 44 ans, Assane Pène est un jeune entrepreneur dynamique, débordant de joie et d’énergie. Baigné dans une formation solide, d’abord au Sénégal sous l’aile du célèbre styliste Laye Diarra, qui a pris le jeune homme sous son aile pendant dix années riches, il s’est ensuite envolé vers la France pour explorer d’autres horizons culturels et artistiques.
Il a ainsi eu l’opportunité d’approfondir ses connaissances au sein d’une structure associative, l’« Association Formation de tailleurs », dans le VIᵉ arrondissement de Paris. Jeune couturier au sommet de son art, Assane Pène a pu exprimer son talent auprès des grandes maisons de couture : Cifonelli, Smalto, Berluti, Camps de Luca, Saint Laurent, Gucci ou Ferragamo.
La richesse de son parcours et de son expérience lui permet aujourd’hui de diriger l’une des maisons de haute couture les plus réputées de la capitale française, baptisée « Maison Pène », au 5, rue Pasquier, dans le 8ᵉ arrondissement de Paris.
Aujourd’hui, Assane Pène ouvre une nouvelle page de sa carrière et se lance un nouveau défi : vivre pleinement, parallèlement à la couture, sa passion débordante pour la musique. Deux arts exigeants, qui demandent une forte concentration et dont l’un finira bien évidemment par prendre le dessus sur l’autre. Lequel ? Le temps nous dira.