Élevé à 52 mètres, le Monument de la Renaissance africaine domine les collines des Mamelles et offre à ses visiteurs une vue imprenable sur la ville. À l’approche des grandes vacances, le site réunit tourisme, détente et petits commerces, s’intégrant comme un incontournable du paysage dakarois.
En période estivale, l’ouvrage sculpté en bronze attire les foules; il serait presque impensable d’explorer le Sénégal sans faire une halte sur ce symbole. À l’aube des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), prévus du 31 octobre au 13 novembre, le décor évolue progressivement.
Ce samedi 12 septembre, comme tout au long de l’été, le monument accueille des visiteurs venus des quatre coins du monde. En fin de journée, une brise légère vient rafraîchir l’atmosphère alors que les voitures déposent leurs voyageurs au pied des marches. Des groupes se forment, smartphones en main, et chacun s’empresse d’immortaliser le moment par un selfie. Le crépitement des appareils résonne, et chaque instant est soigneusement capté.
A proximité de l’entrée, une file interminable se dessine: l’objectif est d’entrer à l’intérieur et d’atteindre le sommet. Dakarois et touristes internationaux se ruent sur ce joyau architectural.
Assis sur l’une des marches, Florian Zivkovic, identifiable à sa tenue: jersey de l’équipe de France, short décontracté et sacoche en bandoulière, explique: « J’aime revenir ici à chaque fois: le monument est superbe et la vue d’en haut est impressionnante », confie-t-il.
Un peu plus loin, appuyé sur une rambarde surplombant la ville, Ibrahima Gassama, l’allure détendue, savoure l’instant. « Je m’y sens bien. C’est une œuvre belle et rare. L’intérieur est époustouflant. J’apprécie particulièrement y venir pendant les vacances: l’ambiance est à son comble », déclare-t-il avec un large sourire.
Un commerce prospère
Parmi la foule dense, Serigne Abdou Lahad Sène, photographe itinérant, l’appareil autour du cou et un œil vigilant, parvient à développer son activité. « On tire vraiment profit de l’endroit. Les visiteurs sont émerveillés et ne souhaitent pas partir sans garder un souvenir. Il y a toujours des événements organisés ici », affirme-t-il.
Sous l’esplanade qui mène au monument, Jacqueline Doré, le visage rayonnant de satisfaction, gère son stand de pop-corn, casquette vissée sur la tête. « Ça marche extrêmement bien. Avec les vacances, les enfants envahissent le site et on s’en sort très bien », confie-t-elle.
En mêlant tourisme, détente et petits commerces, le Monument de la Renaissance africaine confirme son rôle d’étape incontournable dans la capitale.