Gouvernement Al Amine : un cap clair et un plan d’action concret

12 septembre 2026

Lors d’un discours direct, parfois sans détour, le Premier ministre s’est adressé à l’Assemblée nationale dans le cadre de sa Déclaration de Politique Générale (DPG). Le ton de son intervention révélait à la fois la rigueur d’un technicien, la clarté d’un économiste et l’assurance d’un homme habitué aux rouages de la finance publique et aux réalités des marchés.

Rationalisation des dépenses publiques, réforme des subventions, gestion de la dette et renforcement de la souveraineté économique et énergétique : le Premier ministre, Al Aminou Lo, qui présentait mardi le fil conducteur de l’action gouvernementale devant la représentation nationale, n’a pas cherché à tourner autour du pot.

Devant les députés, le chef du gouvernement a détaillé, point par point, les mécanismes majeurs sur lesquels son équipe compte s’appuyer pour donner corps à la vision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye. « Le cap est maintenu », a-t-il martelé d’emblée, faisant ainsi référence aux orientations du programme qui ont conduit le chef de l’État au pouvoir, soutenu par la confiance des électeurs.

Compte tenu de l’actualité, l’ancien secrétaire général du gouvernement, devenu Premier ministre, s’est également efforcé d’éclairer la portée du programme négocié avec le FMI. Selon lui, les grandes orientations retenues s’inscrivent dans la continuité des engagements antérieurs de l’État.

Évoquant la nécessité pour le Sénégal de s’ouvrir davantage et de s’adapter aux réalités du moment, Al Aminou Lo a insisté sur une évidence : aucun État ne peut désormais vivre en autarcie. « Cette époque est révolue », a-t-il lancé, rappelant que l’interdépendance des économies constitue désormais une donnée incontournable de la gouvernance publique.

Le Premier ministre s’est également attaché à rassurer sur l’accompagnement du Sénégal par le FMI et les autres partenaires multilatéraux. Celui-ci, a-t-il soutenu, ne saurait remettre en cause la préservation des intérêts des populations, notamment celles des couches les plus vulnérables. Le réalignement dans cette perspective ne devrait donc pas se traduire par un abandon de la protection sociale.

Autre sujet sensible abordé devant les députés : la dégradation de la notation financière du Sénégal. Al Aminou Lo estime qu’elle traduit avant tout une certaine prudence des marchés, vis-à-vis de la situation financière nationale. Pour autant, le Premier ministre se veut rassurant : il n’y aurait pas péril en la demeure. L’heure est plutôt, selon lui, à la restauration progressive de la confiance.

Une approche, pour Al Aminou Lo, consistant à aborder le débat sans fard : la contrainte financière est réelle, mais elle ne saurait, à ses yeux, mettre en cause le cap politique fixé par le chef de l’État.