Selon le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Lô, l’État du Sénégal fait face à un cumul d’arriérés de paiement qui s’élève à 1 956 milliards de francs CFA, une réalité budgétaire qui, selon lui, constitue un sérieux facteur de blocage pour l’économie nationale et qui pèse de manière importante sur l’activité et sur la vitalité des entreprises, en particulier celles qui dépendent des paiements publics.
Face à cette contrainte structurelle, le chef du gouvernement affirme vouloir faire du règlement des arriérés de l’État l’une des grandes priorités de son action gouvernementale. Il a même insisté sur la nécessité impérieuse, pour la puissance publique, de s’acquitter de ses engagements financiers et a soutenu que la crédibilité de l’État ne se mesure pas uniquement à travers les chiffres, mais aussi par sa capacité à honorer ses dettes dans les délais, comme cela est attendu par les partenaires publics et privés.
Pour Alhaminou Lô, le paiement progressif de ces arriérés ne se réduit pas à une simple exigence comptable ou budgétaire; il s’agit d’un impératif économique et institutionnel qui conditionne le climat des affaires et l’environnement macroéconomique. En allégeant peu à peu ce poids financier, l’État entendrait insuffler de l’oxygène au secteur privé, restaurer la confiance des opérateurs économiques et fluidifier les mécanismes de financement de l’économie, ce qui faciliterait l’accès au crédit et la pérennité des investissements.