Dans le cadre de l’amélioration et du renforcement des systèmes d’information sur les marchés (Sim), l’Agence de régulation des marchés, en collaboration avec Enabel, envisage l’introduction d’un dispositif moderne et performant. Lors d’un atelier tenu le vendredi 4 septembre, les autorités se sont livrées à des travaux de restitution afin de mieux appréhender cet outil.
L’Arm, en partenariat avec Enabel, a organisé, le même jour, un atelier de restitution centré sur des travaux d’appui méthodologique et analytique destinés à renforcer les mécanismes de collecte des données du Système d’information sur les marchés (Sim). L’objectif est de moderniser le dispositif d’information sur les marchés afin de mieux anticiper les dysfonctionnements et de contribuer à la maîtrise des prix. Cette démarche vise à doter l’Arm d’une vision commune des évolutions nécessaires pour renforcer le Sim et améliorer durablement la production, le traitement et la diffusion des informations relatives aux marchés agricoles.
Selon Babacar Sembène, directeur général de l’Arm, le système à venir doit surtout offrir une meilleure lisibilité sur la production, les récoltes, les stocks et les zones de besoins. Pour lui, l’information constitue un pilier majeur de la régulation des marchés. Une information plus fiable, a-t-il déclaré, aidera à prendre des décisions plus éclairées et à éviter certains dysfonctionnements à certaines périodes de l’année, notamment en matière de stocks et de fluctuations de prix. « Le système d’information que nous développons s’intègre dans le cadre de la régulation des marchés. Celle-ci s’appuie sur deux piliers, à savoir l’organisation des acteurs et l’information. Dans ce contexte, il nous importe de planifier, d’obtenir une vision claire de la production attendue, de suivre l’arrivée des récoltes et d’avoir une visibilité sur les zones de besoin et les canaux de mise en relation », a-t-il précisé.
Intégré à l’Agenda national de transformation Sénégal 2050, ce projet est destiné à bénéficier de ressources additionnelles via le budget 2027. L’objectif consiste à convertir les données en un instrument d’anticipation et à rendre la régulation des marchés agricoles plus efficace.
Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye, secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce, a déclaré que le SIM doit devenir un véritable outil d’aide à la décision pour l’État, tout en permettant aux acteurs de mieux planifier leurs investissements, leur production et leur commercialisation. Pour lui, sans cet outil, la régulation serait très difficile. « Cet outil va faciliter une meilleure planification de la commercialisation. Par ailleurs, on pourra désormais s’appuyer sur des statistiques relatives aux stocks de production afin d’organiser la commercialisation. Avec les technologies émergentes, il faut encore renforcer les systèmes d’information pour répondre aux besoins des acteurs en matière d’investissement et de prise de décision », a-t-il affirmé.