La dynamique économique du Sénégal est marquée par un processus d’ajustement structurel. C’est ce diagnostic que le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, a livré mardi à Dakar, lors de sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale.
« Nous sommes engagés dans cet ajustement structurel. Nous avons mis fin à un grand nombre de projets », a déclaré le chef du gouvernement, décrivant un cadre économique dominé par d’importantes contraintes budgétaires et financières.
Selon lui, l’objectif consistant à privilégier le financement interne se heurte aux limites structurelles de l’épargne nationale. « Le recours au financement endogène se trouve confronté à ces limites de l’épargne nationale », a-t-il souligné.
Le Premier ministre a aussi évoqué la dépréciation des obligations publiques sénégalaises sur les marchés financiers. « La valeur de nos obligations sur les marchés financiers a chuté d’environ 50 % », a-t-il affirmé, illustrant ainsi la fragilisation des conditions de financement auxquelles le pays est désormais confronté.
« Malheureusement, la réglementation nous empêche de sortir du champ des capitaux. Ce qui valait 100 est désormais ramené à 50. Voilà la réalité », a-t-il ajouté.