Le recteur de l’Université Souleymane Niang de Matam, Mamadou Sidibé, a demandé à l’entreprise chargée des travaux d’accélérer le rythme du chantier pour que l’établissement puisse ouvrir ses portes en octobre 2026, conformément aux engagements annoncés par les autorités.
Lors d’une visite du site mardi, il a exprimé son inquiétude face à l’évolution des travaux. « Nous commençons à ressentir de l’inquiétude, car les progrès visibles sur le chantier ne paraissent pas suffisants », a-t-il déclaré. Il a notamment pointé les difficultés liées à l’acheminement des matériaux de construction, fréquemment évoquées par l’entreprise. « À chaque étape, on nous parle de matériaux qui ne sont pas encore acheminés, d’un problème de transport », a-t-il déploré, appelant l’entreprise à prendre les mesures nécessaires pour respecter les échéances.
Le recteur a également prié les autorités d’intensifier la pression sur l’entreprise afin que le calendrier annoncé soit respecté. Il a rappelé que l’ouverture de l’Université de Matam, comme celle de l’Université du Sénégal oriental, avait été annoncée pour l’année universitaire 2026-2027.
Interrogé sur la possibilité d’un problème de trésorerie qui pourrait expliquer le retard, Mamadou Sidibé a écarté cette hypothèse, précisant ne disposer d’aucune information en ce sens. Il a toutefois reconnu que les difficultés d’acheminement des matériaux pourraient être liées au contexte international et aux perturbations du transport maritime.
Pour le recteur, toutefois, ces contraintes ne sauraient justifier un retard dans la livraison des infrastructures. « Le contexte international qu’ils ont évoqué comme frein ne peut pas servir d’excuse, car la parole de l’autorité est sacrée », a-t-il martelé.
Mamadou Sidibé a enfin insisté sur l’enjeu de cette ouverture pour les bacheliers qui seront orientés vers Matam. Il juge impératif que les infrastructures soient livrées à temps afin qu’ils puissent entamer leurs études dans des conditions équivalentes à celles offertes aux étudiants des autres universités du pays.