Le gouvernement veut démontrer que la discipline budgétaire n’affectera pas les populations les plus vulnérables. Lors d’une conférence de presse, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, a réaffirmé la volonté de l’État de faire de l’équité sociale un axe central de sa nouvelle trajectoire économique.
La réforme phare concerne le renforcement du programme des bourses de sécurité familiale. Actuellement, ce dispositif bénéficie d’un budget annuel de 70 milliards de FCfa destinés à 500.000 foyers, et son enveloppe sera doublée à partir de 2027 pour atteindre 140 milliards de FCfa. Ce doublement permettra aussi d’accroître le nombre de ménages bénéficiaires, qui grimpera à un million sur l’ensemble du territoire.
Cette accélération de la protection sociale s’inscrit dans le cadre d’une réforme globale du système de subventions énergétiques, jusqu’ici jugé socialement inéquitable et budgétairement difficilement soutenable. « Chaque exigence d’équité est indissociable de la protection des plus vulnérables », a insisté le ministre. « La réforme des subventions ne pourra donc réussir que si elle est accompagnée d’un renforcement substantiel de notre dispositif de protection sociale. »
Pour répondre aux besoins immédiats des familles, les autorités ont arrêté un calendrier précis. Le versement de la prochaine tranche des bourses de sécurité familiale interviendra avant la fin du mois de septembre, apportant un soutien financier destiné aux ménages modestes en prévision de la rentrée scolaire.
Au-delà des bourses de sécurité familiale, l’exécutif entend maintenir l’effort social dans l’architecture budgétaire pluriannuelle. « Les dépenses sociales seront une priorité du budget pour les trois prochaines années », a déclaré Cheikh Diba, inscrivant cette démarche dans une perspective plus large de renforcement de la protection sociale et du développement humain.