Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a procédé mardi 1er septembre 2026 à l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’année, après avoir constaté que le quorum nécessaire était atteint.
« L’Assemblée est dans les conditions requises pour délibérer valablement », a-t-il déclaré avant de lancer officiellement les travaux, convoqués par le décret n° 2026-1530 du président de la République, en date du 24 août 2026.
Cette session extraordinaire, dont l’ordre du jour est limité à un seul point, est entièrement focalisée sur la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô devant la représentation nationale.
Une date encore à fixer
Dans son allocution d’ouverture, le président de l’Assemblée a toutefois apporté une précision de taille concernant le calendrier des travaux. Il a souligné n’avoir reçu, à ce stade, aucune notification officielle déterminant la date de la suite de la procédure. Cette prérogative est explicitement attribuée à l’exécutif, et plus particulièrement au président de la République, a-t-il rappelé, ajoutant qu’il revient normalement au chef de l’État de proposer une date dans les huit jours qui suivent la Déclaration de politique générale.
En l’absence d’un tel courrier, l’institution parlementaire s’appuie sur les dispositions de son règlement intérieur pour poursuivre ses travaux. L’article 22, qui porte sur la Conférence des présidents, est cité comme référence, cet organe regroupe le président et les vice-présidents de l’Assemblée, les présidents de commission, le rapporteur général de la commission des Finances et du Contrôle budgétaire, ainsi que les présidents de groupe et le représentant des non-inscrits.
La Conférence des présidents aux commandes du calendrier
C’est désormais cette Conférence des présidents qui aura la charge de fixer le calendrier des travaux, aussi bien en commission qu’en séance plénière. Elle pourra aussi organiser les débats, conformément à l’article 77, alinéa 4, du règlement intérieur, en déterminant la durée globale des séances et la répartition du temps de parole entre les groupes parlementaires et les non-inscrits, selon des modalités précisées par une instruction générale du Bureau.
En définitive, si la session a bel et bien démarré le 1er septembre comme annoncé, la date précisant la poursuite de la procédure liée à la Déclaration de politique générale n’est encore arrêtée à ce stade : elle dépendra du calendrier fixé prochainement par la Conférence des présidents, en l’absence de notification provenant de la présidence. La session, pour sa part, doit être close dès l’épuisement de son ordre du jour unique.