Il y a seulement quinze ans, le Sénégal n’avait pas le moindre kilomètre d’autoroute. Aujourd’hui, le pays s’inscrit dans une dynamique d’expansion de son réseau autoroutier, avec une série de projets qui ont été achevés, qui sont en cours de construction ou qui entrent en phase d’étude.
Récemment, le tronçon Mbour-Fatick-Kaolack, d’une longueur de 100 kilomètres, a été inauguré et mis en exploitation. Cette avancée porte le tracé autoroutier total du Sénégal à 320 kilomètres. Avec la graduation prochaine des travaux de l’ouvrage Dakar-Saint Louis, ce total devrait atteindre 520 kilomètres. Si l’on se rappelle qu’il y a quinze ans le Sénégal ne possédait même pas une portion autoroutière, on saisit l’ampleur du chemin parcouru. En effet, le programme autoroutier véritablement lancé par le pays a commencé en 2009 avec la livraison de la première tranche Dakar–Diamniadio, d’environ 20 kilomètres. Depuis lors, le réseau s’est élargi progressivement et de nouvelles artères sont envisagées pour renforcer les liaisons entre les régions.
De nouveaux corridors en perspective
Au-delà de Kaolack–Tambacounda (études en phase) et de Dakar–Saint-Louis (projet en cours), plusieurs projets, selon le Directeur général des Autoroutes du Sénégal (Ads), Dr Ibrahima Sall, devraient permettre de densifier le maillage routier :
– Saint-Louis – Rosso : prolongement en direction du pont de Rosso ;
– Vdn 4 : raccordement entre la VDN actuelle, Diamniadio et l’autoroute Dakar–Saint-Louis ;
– Thiès -Tivaouane : création d’un lien entre les réseaux Dakar–Saint-Louis et Touba ;
– Diourbel – Kaolack : connexion entre le réseau autoroutier de Touba et celui de Kaolack ;
– Kaolack–Tambacounda : extension vers l’est ;
– Perspectives d’extension vers Kolda, Ziguinchor et Matam.
D’après Dr Sall, l’objectif n’est plus de multiplier les autoroutes isolées, mais d’ériger peu à peu un véritable réseau interconnecté. « L’objectif est de créer des continuités entre les principaux pôles urbains, économiques et territoriaux du pays, tout en renforçant les liens avec les corridors sous-régionaux », déclare-t-il.
Après un démarrage initial d’une vingtaine de kilomètres en 2009, le Sénégal pourrait, à terme, approcher les 3 000 kilomètres d’autoroutes grâce aux prolongements envisagés vers Tambacounda, Kolda, Ziguinchor et Matam.