L’Association pour le soutien et la réinsertion sociale des détenus (ASRED) accueille favorablement la décision des autorités judiciaires de mettre fin à la pratique systématique des fouilles corporelles à nu dans les établissements pénitentiaires. Cette évolution est perçue comme une étape significative vers la modernisation du système carcéral et le respect des droits des personnes privées de liberté.
Dans un communiqué publié ce 11 août 2026, l’association affirme que cette mesure représente « une avancée notable dans la modernisation de l’administration pénitentiaire et dans le respect de la dignité des personnes privées de liberté ».
Pour l’organisation dirigée par Ibrahima Sall, la sécurité des établissements pénitentiaires demeure une exigence essentielle, mais elle doit être conciliée avec le respect des droits humains, de l’intimité et de la dignité des détenus.
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L’ASRED précise que le recours à des dispositifs technologiques adaptés pourrait renforcer les contrôles de sécurité tout en limitant les pratiques susceptibles d’être vécues comme humiliantes ou attentatoires à la dignité des personnes détenues.
L’association rappelle également que cette orientation s’inscrit dans la continuité des recommandations formulées au niveau international sur les conditions dans lesquelles les fouilles en milieu carcéral doivent être effectuées. Celles-ci doivent, selon elle, préserver autant que possible « la dignité et l’intimité des personnes détenues ».
Des moyens et une formation pour accompagner la réforme
L’ASRED félicite le ministère de la Justice et l’Administration pénitentiaire pour cette initiative et les invite à poursuivre les efforts de modernisation des établissements pénitentiaires sénégalais.
L’association appelle toutefois à accompagner cette réforme par un renforcement des moyens matériels et humains. Elle insiste également sur la nécessité d’assurer une formation continue des agents pénitentiaires afin de garantir une mise en œuvre « rigoureuse, professionnelle et respectueuse des droits fondamentaux ».
Pour l’ASRED, la sécurité et la dignité des détenus ne doivent pas être opposées. « Elles ne sont pas incompatibles : elles doivent avancer ensemble », affirme l’association.
L’organisation réaffirme enfin sa disponibilité à accompagner les initiatives destinées à améliorer les conditions de détention, à protéger les droits des détenus et à moderniser le système pénitentiaire.