L’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis a adressé ses hommages à 172 agents partis à la retraite entre 2014 et 2025. Cette cérémonie a été guidée par un devoir de reconnaissance, mais aussi par une revendication en faveur d’un accompagnement plus efficace des retraités.
Après une interruption prolongée, l’UGB a renoué avec une tradition consistant à célébrer les 172 enseignants-chercheurs ainsi que les personnels administratifs, techniques et de service qui ont pris leur retraite entre 2014 et 2025.
Selon le recteur, le professeur Maguette Ndiaye, la manifestation traduit la volonté de l’établissement de sauvegarder sa mémoire et de saluer l’implication de ceux qui ont contribué à son essor. « Une université ne se réduit ni à ses murs ni à ses équipements. Sa vraie richesse réside dans les femmes et les hommes qui lui insufflent une âme », a-t-il affirmé, garantissant aux récipiendaires qu’ils demeurent « les gardiens d’une mémoire précieuse » de l’UGB.
Représentant des retraités, Mamadou Ndaw a accueilli favorablement cette marque de reconnaissance tout en pointant les fragilités du système de retraite. « Les pensions actuelles ne permettent à aucun retraité de vivre dignement », a-t-il déclaré, appelant à une réforme du dispositif de retraite et à la mise en place d’un fonds de solidarité, ainsi que d’un incubateur de projets afin de préparer les futurs retraités.
Le président du comité d’organisation a rappelé que l’objectif de cette journée était d’honorer « les pionniers qui ont porté la construction et le développement de l’UGB ».