Le Directeur des Ressources humaines, Cheikh Ameth Tidiane Thiam, a été licencié avec effet immédiat par le Directeur général, Moustapha Fall, sur la base d’une notification officielle datée du 15 mai 2026.
Cette décision s’appuie sur un point de presse organisé par le désormais ex-DRH le 13 mai dernier. Cet épisode médiatique, largement relayé sur les réseaux sociaux et par le site Seneweb, aurait vu ce dernier remettre en question la gouvernance de l’agence depuis l’arrivée à la direction de l’actuel Directeur général.
Dans sa lettre de notification, la Direction générale accuse Cheikh Ameth Tidiane Thiam d’avoir tenu des « propos mensongers » et d’avoir divulgué des informations internes et confidentielles de l’Ageroute.
« Au cours de votre sortie, vous avez tenu des propos mensongers à mon égard et divulgué des informations internes et confidentielles de l’Ageroute au grand public », écrit Moustapha Fall.
Le Directeur général reproche également à son collaborateur d’avoir cherché à instaurer un climat de tension au sein de l’institution, en évoquant publiquement des « choix stratégiques » qui, selon lui, relèvent du fonctionnement interne de l’agence.
La Direction de l’Ageroute estime que ce point de presse, qualifié de sortie aux « relents politiques », a nui à l’image et à la crédibilité de l’organisme. La faute lourde a été retenue contre l’ancien DRH.
Dans le document, la direction évoque notamment une « insubordination manifeste et intolérable eu égard au poste que vous occupez » ainsi qu’un « manque de loyauté inédit à l’égard de la Direction générale ».
En conséquence, Cheikh Ameth Tidiane Thiam a été sommé de restituer, dès le lundi 18 mai 2026, l’ensemble des biens appartenant à l’agence, notamment le véhicule de fonction, l’ordinateur, le téléphone, les badges et les documents confidentiels, en présence d’un huissier.
La Direction générale met également en garde contre toute tentative d’accès aux locaux ou aux systèmes d’information de l’Ageroute.
« Toute tentative d’accès aux locaux ou aux systèmes d’information de l’Ageroute à compter de maintenant serait considérée comme une intrusion illicite et ferait l’objet de poursuites », prévient la note.