Présent au Palais de la République, le lundi 8 juin 2026, à l’occasion de la réception officielle des sélections nationales U15 et U17 par le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, Moussa Diatta, coach adjoint de l’équipe nationale des U17, a le regard tourné vers un avenir proche : la Coupe du monde et surtout le rendez-vous très attendu face à la France, le mardi 16 avril 2026.
Le Sénégal affrontera la France le mardi 16 juin, dans le cadre de la Coupe du monde 2026 « Etats-Unis-Mexique-Canada » (11 juin – 19 juillet). Cette confrontation est promise à être l’un des rendez-vous phares qui marquent ce début de tournoi.
Pour Moussa Diatta, adjoint du staff technique des U17, le Sénégal dispose d’un effectif compétitif, discipliné, structuré sur le plan tactique et technique et composé de joueurs très talentueux.
Face à l’équipe de France, il voit la clé non pas dans une zone précise du terrain, mais dans l’équilibre collectif et l’harmonie globale du groupe.
« Le point fort d’une équipe, c’est son organisation. Je ne parlerai pas de lignes défensive, offensive ou médiane séparément. L’essentiel, c’est d’avoir une bonne organisation globale et de rester solides », a-t-il déclaré.
Après s’être installés à Jersey City, aux États‑Unis, pour disputer la Coupe du monde, les Lions aborderont leur campagne avec ambition, mais sans excès de confiance.
Selon Diatta, le récent triomphe africain doit nourrir la confiance sans faire perdre de vue les réalités du contexte.
« Bien sûr qu’on peut espérer faire une grande compétition à ce Mondial », affirme-t-il avec détermination.
Le technicien sénégalais s’appuie sur l’élan créé au Maroc pour rappeler qu’aucune barrière n’existe dans le football moderne.
« Vous connaissez l’exploit que nous venons de réaliser. Le football est un langage universel, il n’a pas de frontières. Je pense que nous pouvons réussir une bonne Coupe du monde 2026 », a-t-il déclaré.
Un discours mesuré, mais animé par la conviction que ce groupe possède les ressources pour rivaliser au plus haut niveau.
Dans un football de jeunes souvent dominé par les talents émergents, Moussa Diatta refuse de personnaliser les ambitions sénégalaises. Pour lui, la réussite passera avant tout par le groupe.
« Au football, c’est le collectif qui fait la différence. On ne compte pas sur les individualités. C’est le collectif qui fait gagner dans un sport collectif », a-t-il insisté.
Un message qui traduit l’ADN développé au sein de cette sélection : solidarité, discipline et engagement commun.
Même approche lorsqu’il évoque l’état d’esprit attendu des protégés du coach Pape Thiaw durant le tournoi.
« Ils devront prendre tous les matchs au sérieux et avancer avec philosophie, rencontre après rencontre », a-t-il conseillé.
Une manière d’insister sur la progression continue plutôt que sur les projections trop rapides.
Interrogé sur le travail du sélectionneur Pape Thiaw, M. Diatta met davantage l’accent sur la relation entre le staff et les joueurs que sur des considérations tactiques.
« Le plus important, c’est que les joueurs soient à l’écoute de leur coach, qu’ils comprennent le message transmis, que ce soit pendant les matchs ou lors des entraînements », a-t-il souligné.
À quelques jours du coup d’envoi mondial pour l’équipe du Sénégal, le discours est clair : conserver l’identité qui a conduit au titre continental en 2025 au Maroc et aborder chaque défi avec lucidité.