Le cinéma sénégalais poursuit son ascension sur la scène internationale en gagnant en visibilité et en reconnaissance. À cet effet, la société de distribution et de vente internationale Wawkumba Film va prendre part, du 12 au 20 mai 2026, au Marché du Film du Festival de Cannes, l’un des rendez-vous les plus importants du circuit mondial du cinéma.
Dans un communiqué publié le 11 mai à Dakar, l’entreprise présente cette participation comme « un moment fort pour le cinéma sénégalais ». Grâce au soutien financier et logistique du Fonds de Promotion de l’Industrie Cinématographique et Audiovisuelle (FOPICA), Wawkumba Film bénéficiera d’un stand installé au cœur du Palais des Festivals, aux côtés de plus de 300 sociétés exposantes venues de divers pays.
À travers cette présence, Wawkumba Film entend porter une nouvelle ambition pour le continent africain. « Là où le cinéma africain est souvent représenté par des intermédiaires venus de l’extérieur, Wawkumba Film incarne une volonté renouvelée : celle d’une industrie africaine qui prend en main la valorisation et la diffusion internationale de ses propres œuvres », peut-on lire dans le communiqué.
Au-delà du marché professionnel, la société sera également présente au Short Film Corner, avec une sélection baptisée « African Women Act 1 : Unbreakable Strength ». Cette programmation met en lumière quatre courts métrages centrés sur les trajectoires et les combats des femmes africaines.
Les films retenus sont « Atémit Sembé » d’Abdoul Aziz Basse, « Rafet » de Khadidiatou Sow, « Le Linge Sale » de Medessè Agohoudjé et « Le Labo » d’Abdou Sané, également connu sous le nom de Kambossa. Selon le communiqué, ces œuvres offrent un regard authentique sur la bravoure et la résilience des femmes africaines.
Pour les responsables de Wawkumba Film, cette participation représente aussi une opportunité stratégique de nouer des partenariats et d’ouvrir de nouvelles perspectives pour les talents sénégalais et plus largement africains. « Cette double présence — stand et Short Film Corner — témoigne de la vitalité et de l’ambition croissante du cinéma sénégalais », affirme l’entreprise, qui espère inspirer « une nouvelle génération d’entrepreneurs culturels sur le continent ».