Pour marquer la journée du 8 mai 2026, consacrée à la victoire des Alliés sur le fascisme nazi, l’Association Serigne Fallou Fall a honoré des figures qui ont combattu durant les deux conflits mondiaux. Ce rendez-vous s’est tenu ce week-end à Paris.
Parmi ces personnalités, Seydina Ababacar Laye occupe une place centrale : il est le fils cadet de Seydina Limamou Laye. Né en 1889 à Yoff, il s’est dès son plus jeune âge distingué par une érudition religieuse considérable, transmise en grande partie par son père. Les poètes religieux le surnommaient « Bâboul Ouloum », littéralement « un océan de savoir en ébullition ».
Lorsque éclata la Première Guerre mondiale, l’administration coloniale française fit appel aux grandes familles religieuses du Sénégal pour obtenir l’enrôlement de leurs fils dans les tirailleurs sénégalais. Seydina Ababacar Laye s’engage alors volontairement.
Selon les témoignages, il sut rapidement s’imposer au sein du groupe des soldats, apportant non seulement son soutien psychologique mais aussi, à l’occasion, une guidance spirituelle à ses camarades.
À son retour, sain et sauf, et accompagné de Seydina Issa Rouhou Laye, premier khalife des Layènes, il participa activement à l’enseignement religieux et au renforcement de la confrérie. Érudit et guide respecté, il devint l’une des références spirituelles majeures de la communauté layène. Son parcours demeure marqué par la discrétion, la piété et la transmission du savoir.
Seydina Ababacar Laye a été rappelé à Dieu le 10 octobre 1966.