Plus de 4 500 Casques bleus ont perdu la vie au service de la cause de la paix, dont 59 pour l’année 2025 seulement, depuis le démarrage des missions de maintien de la paix sous l’égide de l’ONU en 1978. Cette information a été communiquée ce vendredi par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, à l’occasion de la journée internationale qui leur est dédiée.
Depuis près de quatre-vingts ans, les Casques bleus de l’ONU apportent des transformations concrètes au cœur des communautés à travers le monde. Du Libéria à la Namibie, en passant par le Cambodge, la Sierra Leone et le Timor‑Leste, leur présence s’est révélée, selon le Secrétaire général, à la fois « salvatrice et transformatrice », éclairant certains des contextes politiques et sécuritaires les plus instables.
« Pas à pas, ils ont accompagné des nations meurtries par le conflit sur le chemin exigeant mais essentiel d’une paix durable. La Journée internationale rend hommage à leur service et à leur sacrifice inébranlables, ainsi qu’à la résilience des communautés qu’ils soutiennent. Elle rend également un hommage solennel aux plus de 4 500 Casques bleus qui ont perdu la vie pour la cause de la paix, dont 59 pour la seule année 2025 », a-t-il précisé.
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Ainsi, le Secrétaire général des Nations Unies a profité de cette journée pour honorer les soldats de la paix d’hier et d’aujourd’hui et réaffirmer leur responsabilité commune de respecter et de renforcer leur action.
« Placée sous le thème « Investir dans la paix », l’édition de cette année appelle à des mesures résolues pour garantir que les personnels civils et militaires du maintien de la paix disposent des ressources nécessaires à l’accomplissement de leurs mandats essentiels », a-t-il expliqué.
Aujourd’hui, plus de 53 000 civils, militaires et policiers servent au sein de 11 missions de maintien de la paix des Nations Unies, confrontés à des défis de plus en plus complexes et interdépendants, façonnés par un paysage géopolitique en pleine mutation. En cette période de tensions croissantes, selon lui, le maintien de la paix demeure un moyen éprouvé et peu coûteux de rétablir la stabilité et l’espoir.