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29 octobre 2025

(SenePlus) – Dans une note brève publiée vendredi 25 octobre sur Le Grand Continent, Shahin Vallée, économiste reconnu, affirme que Macky Sall a dirigé ce qu’il intitule la plus vaste falsification de données de l’histoire du FMI.

« Jusqu’à récemment, Macky Sall, ancien président du Sénégal, figurait parmi les personnalités les plus visibles sur la scène internationale. Invité au G20, il était devenu le porte-parole quasi officiel de la bonne gouvernance et de la démocratie en Afrique », écrit Vallée en préambule.

L’économiste fonde son analyse sur le rapport publié par la Cour des comptes du Sénégal en février 2025, dont « les conclusions se vérifient et sont progressivement reconnues par le FMI ».

Les chiffres avancés par Vallée sonnent comme vertige : « Entre 2019 et 2023, le déficit budgétaire du pays aurait été en moyenne supérieur de 5 points de PIB à ce qui était déclaré chaque année. »

Cinq pour cent du PIB par an sur cinq ans : l’écart est colossal. Pour mettre les choses en perspective, cela équivaut à des centaines de milliards de francs CFA dépensés sans être déclarés année après année.

Vallée détaille les mécanismes de cette dissimulation : « Dépenses financées par emprunts pour des projets non communiqués », « dépenses extrabudgétaires couvertes par du surfinancement », « charges financières et acquisitions de biens et services financées par une dette bancaire hors cadre »…

Les répercussions sur le niveau réel de la dette sont considérables. « En termes d’endettement, corriger cette fausse déclaration ferait grimper le ratio dette/PIB d’environ 25 points par rapport aux chiffres publiés », note Vallée.

Autrement dit, lorsque Macky Sall annonçait une dette à 74 % du PIB, elle était en réalité proche de 100 %. L’écart ne résulte pas d’une simple erreur comptable : c’est un gouffre.

« Cette fraude relative à la dette a été commise de multiples façons, auprès des créanciers nationaux, internationaux, publics et privés », poursuit l’économiste, qui emploie délibérément le terme de « fraude ».

Vallée précise que « à la suite du rapprochement exhaustif effectué par Forvis Mazars dans le cadre de l’audit public, le stock de la dette publique centrale a été révisé de 74 % à 100 % du PIB à la fin de 2023 ».

« Cette révision reflète surtout des passifs qui n’étaient pas divulgués auparavant », insiste-t-il. « À la fin de 2024, les statistiques révisées indiquent que la dette publique centrale atteignait 118,8 % du PIB. »

Un échec collectif de la surveillance

Mais au-delà de l’accusation visant l’ancien président, Shahin Vallée dénonce « un échec collectif » des institutions internationales et régionales chargées de superviser les finances sénégalaises.

« Ce qui est encore plus marquant, c’est que le Sénégal devrait être l’un des pays soumis à une surveillance multilatérale extrêmement stricte — ce qui met en lumière un échec généralisé et gênant de la supervision à tous les niveaux institutionnels possibles. »

L’économiste énumère méthodiquement les défaillances.

« Premièrement, le Sénégal fait partie de la CEDEAO et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. À ce titre, il est soumis à des obligations strictes en matière de transmission de données et de contrôle, notamment vis-à-vis de sa Banque centrale, la BCEAO. »

Vallée ajoute un détail troublant : « Selon des sources proches du dossier, certaines voix courageuses au sein de l’institution auraient tiré la sonnette d’alarme — en vain. »

« Deuxièmement, l’ancrage à l’euro est garanti par le Trésor français et devrait donc justifier que le gouvernement français, la Banque de France ainsi que son bras officiel et politique de prêt bancaire aient un accès privilégié aux données fiscales et une longue histoire de coopération et d’assistance technique. »

Cette « longue histoire de coopération » n’a manifestement pas suffi à déceler la fraude. Vallée souligne que cet accès privilégié « aurait permis l’installation de systèmes d’alerte précoce ».

Vallée élargit le cercle des responsabilités : « Plus encore, la politique de change de l’euro relève de la compétence du Conseil Affaires économiques et financières (ECOFIN) : on aurait pu espérer, étant donné que la BCE et l’ECOFIN approuvent en fin de compte l’ancrage du franc CFA à l’euro, que cela crée une surveillance supplémentaire. »

Et pourtant, cette supervision n’a pas fonctionné. Comment l’Europe, si prompt à surveiller les finances de ses propres États membres (on se souvient de la Grèce), n’a-t-elle rien vu concernant un pays dont la monnaie est liée à l’euro et garantie par le Trésor français ?

Le plus embarrassant pour les institutions internationales demeure sans doute le silence du FMI. « Enfin — et ce n’est pas le moindre point —, pendant tout ce temps, le Sénégal a bénéficié de programmes successifs du FMI, avec des échanges d’informations approfondis et des missions fréquentes sur place. »

Comment le FMI, qui envoie régulièrement des missions à Dakar, qui reçoit des données détaillées, qui dialogue avec les autorités, a-t-il pu rester aveugle pendant cinq ans ?

Vallée ne mâche pas ses mots : « Il s’agit là d’un échec collectif. »

L’économiste conclut en rappelant que cet échec, « mis en évidence lors des réunions d’automne du FMI et de la Banque mondiale, devra être examiné pour l’avenir — au FMI et au-delà ».