ESPAGNE: des migrants créent leur propre marque de vêtements à Barcelone


ESPAGNE: des migrants créent leur propre marque de vêtements à Barcelone

En raison du durcissement des lois sur l’immigration, de nombreux migrants en Espagne sont contraints de s’adonner à la vente illégale de rue. Des initiatives locales comme « DiomCoop » offrent aux migrants la possibilité de concevoir des vêtements et de les vendre légalement – ce qui leur ouvre la voie de l’autonomisation et de l’intégration.

T-shirts, ceintures, montres, sacs, lunettes de soleil : voici quelques-uns des produits que vous pouvez trouver dans les endroits les plus fréquentés de Barcelone, en Espagne. Ils ne sont pas vendus dans des magasins mais étalés sur le sol sur des couvertures (une « manta » en espagnol) et vendus par des migrants, pour la plupart sénégalais.

Ce commerce de rue est illégal, mais il représente l’une des sources de revenus et de subsistance les plus importantes pour les « manteros », comme on appelle ici les migrants. Habituellement, on les trouve près des attractions les plus touristiques de la ville censées profiter aux propriétaires des magazins environnants. Beaucoup d’entre eux se sont plaints auprès de la mairie parce que ce commerce illégal leur fait perdre de l’argent. Ils demandent une solution à ce problème croissant.

Des migrants sur le port de Barcelone, l’un des principaux points de vente des vendeurs de rue | Photo: Judit Alonso

La maire Ada Colau a organisé une réunion avec les commerçants un vendredi après-midi de juin. Elle a souligné que la vente non autorisée de marchandises était illégale dans toute la ville. Elle a également rappelé que ce phénomène « n’est pas propre à notre ville, mais qu’il concerne aussi d’autres endroits de la côte catalane ainsi que des grandes villes européennes ».

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